Quand soigner devient si naturel qu’on oublie qu’on a, nous aussi, besoin de soin.
Il y a ces journées où tu arrives à peine à t’asseoir. Ces nuits de garde où tu comptes les battements de cœur d’un autre, pendant que les tiens battent trop vite, ou trop fort. Ces matins où tu rentres à la maison vidée, mais “fonctionnelle”. Tu es soignante. Tu tiens debout. Tu tiens bon. Toujours.
Mais…
Qui te soigne, toi ?
Qui te demande : “Et toi, comment tu vas vraiment ?”
Qui veille sur tes douleurs, tes doutes, tes silences étouffés dans la salle de repos ?
💬 Être soignante : une vocation… et une tension invisible
Ce rôle, tu ne l’as pas choisi par hasard.
Tu es de celles qui écoutent, qui accompagnent, qui tiennent la main quand les mots manquent.
Tu donnes sans compter. Tu anticipes les besoins.
Tu t’oublies souvent.
Parce que c’est ce qu’on attend de toi.
Parce qu’on te dit que tu es forte.
Parce que tu n’as pas “le droit” de flancher.
Mais être forte tout le temps, c’est aussi épuisant que dangereux.
Cela crée une fatigue morale sourde, un épuisement invisible, presque honteux, que tu camoufles derrière ton badge, ton stéthoscope, ou ton sourire de façade.
💡 L’épuisement silencieux : ce que ton corps murmure quand ton cœur se tait
On n’en parle pas assez.
Cette sensation d’être fatiguée dès le réveil.
De pleurer sans raison.
De ne plus avoir envie de rien, sauf de silence.
De ressentir une forme de vide, même quand tout “va bien”.
Ce n’est pas de la faiblesse.
C’est un signal d’alarme doux mais profond.
Ton corps crie ce que tu refuses encore d’admettre : tu as besoin de soin, toi aussi.
🌱 S’épanouir, c’est aussi guérir
Et si tu inversais la question ?
Et si ton bien-être à toi devenait ta première ordonnance ?
Et si l’épanouissement n’était pas une récompense de fin de carrière,
mais une source de santé en cours de route ?
“L’épanouissement est une médecine douce, mais puissante. Elle prévient, elle restaure, elle protège.”
Dr. M.D.
S’épanouir, ce n’est pas abandonner sa mission.
C’est apprendre à l’habiter autrement.
Avec plus de conscience.
Plus de douceur.
Et un peu plus d’amour pour soi.
💌 Bonus : 3 rituels-douceur pour les soignantes pressées
Même en blouse blanche, même entre deux urgences, il y a des micro-gestes qui reconnectent :
✦ Le rituel de la main sur le cœur
Pose ta main sur ta poitrine. Respire profondément.
Dis-toi mentalement :
“Je suis en vie. Je mérite de respirer pleinement.”
✦ Le carnet de gratitude de garde
Dans un petit carnet, note chaque jour une chose que tu as bien faite,
ou un petit moment qui t’a réchauffé le cœur.
Rappelle-toi que tu es plus qu’un rôle.
✦ Le sourire pour soi
Devant le miroir, offre-toi un sourire. Même forcé.
C’est une façon de dire à ton cerveau : “Je suis là. Et je compte aussi.”
🪷 En conclusion :
Soignante, oui.
Épuisée, non.
Ton dévouement est admirable, mais il ne doit jamais coûter ta santé, ni ta joie de vivre.
Tu es précieuse. Tu es humaine. Tu es digne de soin.
Alors, si tu n’as pas encore pris une minute pour toi aujourd’hui, commence ici.
Juste une minute de pause. Pour toi.
Parce que ta lumière mérite de briller, même quand personne ne regarde.